Vietnam, 6ème carnet de voyage

Itinéraire

Ho Chi Minh ville - Dalat - Nha Trang - Hué - Hanoï - Langson

Kilomètres au compteur: 5'991 km

Itinra 1

En route pour Saigon !

Alors que notre itinéraire devait nous emmener au nord de Phnom Penh vers le Laos, nous avons subitement changé d’idée en regardant la carte. Nous sommes partis au sud en direction du delta du Mékong et donc d'Ho Chi Minh ville, plus connue sous le nom de Saigon. Ce nom, connu de tous, transporte quelque chose d’attractif, d’intriguant, de rêveur mais aussi un côté certainement plus sombre. Est-ce lié à la guerre du Vietnam ? A l’époque de l’Indochine française lorsque ces contrées évoquaient l’exotisme, le rêve, la découverte et la gloire en un seul mot ? Ou est-ce plutôt lié aux écrits de Marguerite Duras comme « L’Amant » ? Ou quoi d’autre? Toujours est-il que l’attraction a fonctionné et que nous y avons foncé. Nous voilà au Vietnam. Dès notre passage de frontière, nous sommes plongés dans le monde des motos. Celles-ci sont si nombreuses que les routes ont été aménagées avec une piste dédiée à ces dernières. Nous nous glissons dans ce trafic incessant et naviguons comme dans une rivière pour arriver à notre destination. A mesure que l’air « s’épaissit » de microparticules, on comprend mieux pourquoi tous les conducteurs de motos portant un masque. Nous profitons de quelques jours de pause pour nous sentir comme à la maison et prendre quelques habitudes sédentaires. Pas extraordinaire, ni monumentale, ni incontournable pour le touriste de passage, nous ne nous expliquons toujours pas son attraction particulière. Peut-être fait-elle inconsciemment partie des incroyables histoires que contiennent nos mémoires ?

Ho Chi Minh ville, vue de l'intérieur

Vélo et voyageurs en souffrance

Afin d’éviter les routes transvietnamiennes chargées de trafic et de pollution de la côte, nous avons opté pour un itinéraire passant par l’intérieur montagneux du pays jusqu’à Dalat. Un choix que nous avons tour à tour aimé, détesté, apprécié ou haït. Dans une chaleur étouffante, nous avons quitté la ville pour nous retrouver au milieu de plantations de café, de thé et d’arbres à caoutchouc. Le tout sur une belle route asphaltée et sans trafic. Mais en l’espace de quelques kilomètres, tout se gâte. Notre route de rêve cède place à une route étroite, bosselée et partiellement en travaux mettant postérieurs et rayons à rude épreuve (à tel point que certains ont cassé, on vous laisse deviner lesquels…). Mais l’épreuve est surtout mentale car la circulation et la pollution se densifient fortement. Alors que chacun respecte le code de la route scrupuleusement, le problème se trouve ailleurs : personne n’a le même ! Ainsi, il n’est pas rare que des bus dépassent alors que nous nous trouvons juste en face. La recette étant alors des plus simples : klaxon, appels de feu et vitesse maximale. Nous tentons de rester le plus longtemps possible sur la route pour qu’éventuellement notre adversaire renonce au face à face et considère de prendre une petite marge pour nous passer. Mais nous finissons toujours par nous ranger sur le bas-côté de la route empli de bosses ou graviers en tout genre. Lorsque le bus passe, le vent non seulement nous déstabilise mais nous emmène un épais nuage de poussière persistant quelques longues secondes. Véritable pic d’adrénaline. Nous revenons ensuite à nous et la vie continue.

Img 4897Et là, c’est beau ! Nous voyons les premiers paysages de montagne se dessiner autour de nous (et accessoirement sous nous), des gens arqués dans les plantations de thé et de café, des buffles s’activant dans les rizières, des petits lacs ou des roches karstiques toute en rondeur. Ici et là, des visages d’enfants (petits et grands) s’illuminent en criant des « hellos ». Autant de récompenses pour le cyclo-voyageur qui n’ont pas de prix. Nous arrivons à Dalat à 1'600 mètres d’altitude. Des milliers de serres  contenant une variété de fleurs époustouflante, remplissent chaque espace disponible dans un joyeux patchwork. L’air d’altitude plus pur et plus frais nous fait du bien. Mais le répit est de courte durée car nous tombons tour à tour malade pendant 2 jours. Avant de repartir, nous remettons en question notre option de prendre la route de montagne pour éviter trafic et pollution. En effet, sur ces routes sinueuses et étroites, notre cohabitation avec certains gros quatre roues ne nous fait plus confiance. Sans parler des nombreuses côtes qui furent autant d’occasions uniques de mettre, de façon tout à fait altruiste, l’entière capacité de nos poumons à disposition pour filtrer les plus noires volutes de fumée  des bus et camions. C’est décidé, nous allons droit sur la côte puis nous prendrons le train jusqu’à Hanoï. Nous profitons alors d’une descente magnifique à travers une forêt de pins puis une forêt tropi! cale où la route se fraye un chemin à travers une dense végétation verdoyante et luxuriante. Ce magnifique spectacle est ponctué d’une symphonie de criquets assourdissante ! La descente sur Nha Trang s’achève toutefois dans la nuit après plusieurs crevaisons. Nous prenons ensuite le train pour Hanoï car déjà bientôt se dresse devant nous le prochain pays : la Chine ! Et nous ne voulons pas manquer notre rendez-vous !

Marchands, arnaques et dérives

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Dans tout le pays, la rue est un terrain d’échange. On y mange, vend, achète, circule et discute. Une grande partie de la vie se passe alors sous nos yeux. Marchands hors norme, la réputation de négociants "durs en affaire" et d'habituelles petites arnaques était parvenue à nos oreilles bien avant d’arriver dans le pays. Malgré ces avertissements, nous avons débuté nos marchandages la fleur au fusil et avons eu besoin de quelques jours pour connaitre les justes prix et la stratégie pour les obtenir. D’ailleurs, ici, on ne lésine pas sur l'adaptation des prix. En effet, des prix indécents nous sont régulièrement proposés, indexés sur l’arrogance des précédants étrangers passés par là et qui du haut de leur pouvoir d’achat paient volontiers trois fois ! le prix « car ce n’est pas cher ». On se voit donc appliquer des prix malhonnêtes ou même parfois le prix augmente en cours de négociation. Alors se déroule une véritable bataille des nerfs au cours de laquelle personne ne doit perdre la face en devenant tout rouge, mais où il est permis de parler assez fort. Fort coriace habituellement, nous perdons quand même quelques plumes presque à chaque fois. Alors que dans nos contrées, ce type de procédés serait considéré comme du vol, ici, il ne fait que refléter et souligner les différences culturelles et les incompréhensions qui en découlent en addition des problèmes linguistiques. Nous nous méfions donc avant chaque transaction et parfois même le courage de la négociation vient à nous manquer et nous préférons renoncer à notre achat. Cet aspect-là du Vietnam restera un trait culturel ou une dérive nous laissant un goût amer.

Rencontres : entre authenticité et tourisme

Img 4804Le voyage à vélo offre une occasion unique de vivre près de la population du pays visité. Nos journées sont habituellement riches en rencontres, en découverte de bribes de la culture locale, en paysages, en odeurs, en bruits ou en expériences culinaires. Il en a été de même au Vietnam. Nous avons échangé beaucoup de sourires accompagnés de quelques rudiments de vietnamien et de grands gestes. Ces petits plaisirs de route, humains, éphémères et authentiques se sont toutefois estompés jusqu’à disparaitre lorsque nous approchions des zones touristiques. Et celles-ci sont nombreuses. Nous remarquons tout de suite la transition avec des gens parlant anglais, ! les prix augmentant et les sollicitations plus pressantes. Les relations potentielles semblent se monétiser et l’intérêt bascule vers notre hypothétique porte-monnaie trop bien fourni. Dès qu’il transparait que nous n’avons pas d’intérêt au sens monétaire du terme, nous sentons rapidement une stratégie de désengagement qui ne s’embarrasse d’ailleurs pas de formes. Alors que nous pourrions échanger plus, on repart en en sachant moins que jamais et avec la frustration et la déception d’avoir été considérés comme une machine à sous ou une vache à lait. L’intérêt, le respect et le plaisir d’un échange simple s’efface devant l’appât du gain.

L’effet du tourisme de masse nous rend donc parfois malheureux car il nous enlève un de nos plus grand plaisir et privilège : les rencontres authentiques. Nous reste alors encore les points d’intérêts touristiques mais là c’est notre Mr. Budget qui grimace. Et lorsque ce dernier délie sa bourse, nous sommes parfois déçus car le site avait été vanté de façon un peu trop dithyrambique en comparaison avec ce que nous voyons au jour le jour sur la route. Nous reprenons donc notre chemin et à mesure que nous roulons, les sourires « vrais » apparaissent à nouveau et le nôtre aussi. Et c’est là que le plaisir du voyage à vélo prend place !

Ces déceptions passagères ne sauraient toutefois nous enlever tout plaisir et notre expérience vélocipédique vietnamienne nous laissera un excellent souvenir. Notre passage dans la capitale, Hanoï, nous donne un dernier aperçu de la diversité de ce pays. Au lever du jour, la ville s’éveille, les parcs s’animent et de joyeuses musiques se font entendre. Nous profitons de ces instants pour assister à ce spectacle quotidien : danse de salon en pleine rue, sessions de tai-chi ou jeux en tout genre tels que badminton ou football. Un véritable éveil pour le corps alors que la ville est encore calme. Puis petit à petit, le balai des motos et voiture se fait de plus en plus pressant, les échoppes ouvrent et l’activité bruissante et bouillonnante de la capitale prend de l’ampleur. Nous apprécions ce spectacle d! e la vie. Et après quelques-uns de ces instants contemplatifs, quelque chose pousse le cyclo-voyageur à reprendre la route bientôt. La curiosité de découvrir de nouvelles contrées et un nouveau pays nous ramène sur la route. Car devant nous se dresse l’empire du milieu, l’imposant et influant voisin, la Chine. Nous sommes prêts à changer de repères et à basculer dans cette nouvelle inconnue ! Nous ne serons pas déçus !

D'autres photos ainsi que le détail de nos carnets de route au quotidien sont en ligne sur notre site http://www.la-roue-des-reves.com/!

Pour ceux qui aurait manqué le carnet de voyage du Cambodge (il semblerait être parti dans les "spam"), vous pouvez le trouver ici!
On remercie chaleureusement tous nos sponsors, particuliers et entreprises, qui soutiennent notre aventure!

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Commentaires (1)

1. DorothyMoG 18/07/2017

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