Suisse - Madrid : 1er carnet de voyage

Itinéraire
:
Vionnaz - Baulmes - Sens-sur-Seille - Démigny - Palinges - Artaix - Marcoux - Puy en Velay - Saugues - Nasbinals - St-pathem - Vers - Trentels - Barbotan les Thermes - Biarritz - San Sébastian - Ea - Bilbao - Miranda de Ebro - Valladolid - Segovie - Madrid.

Au compteur : 1'705 km carte-itineraire-vionnaz-segovie-2.jpg

Le départ

Après de longs mois à penser notre voyage et de nombreux préparatifs  (administratifs, matériel, faire-part de mariage ou autre sous-location d’appartement…), nous voici enfin sur la route !  Dimanche 29 septembre, 10h, derniers au revoir dans un épais brouillard d’automne, direction Madrid ! On réalise assez rapidement après les premières montées que notre chargement est lourd et qu’il faut une bonne musculature pour manœuvrer cet engin…Edgar sera à l’avant durant tout notre périple, c’est décidé ! Notre quotidien sera désormais une vie de nomade à vélo…va falloir s’y habituer ! Nous retrouvons les bases de notre constitution humaine : manger, planifier où dormir, faire des rencontres et pour changer un peu…quelques heures de pédalage effréné par jour. img-0517-1.jpg

Notre route jusqu’à Madrid n’étant pas planifiée en avance, nous nous laisserons donc guider par les personnes rencontrées en route qui nous recommandent certains endroits plus plats, plus beaux, plus merveilleux, plus intéressants ou moins froids. Nous en faisons un patchwork de bouts de route que nous sommes bien obligés de coudre avec notre connaissance limitée du terrain. Nous alternons donc les très belles découvertes avec les portions plus difficiles et parfois même carrément « casse-patte ». En plus du temps changeant de ce début d’automne, matériel, cuisses, doigts et moral alternent les moments de pur émerveillement et les moments que l’on qualifiera de « dans le rouge ». ;-)

Les premières rencontres

Première halte à la ferme Waber à Sens-sur-Seille chez l’oncle et la tante d'Edgar. Nous y sommes attendus et accueillis à bras ouverts. Découverte d’un petit coin de paradis où une grande partie des produits proviennent de leurs terres. Bonheurs et plaisirs de la terre riment avec « Ah, il y fait bon vivre ! ». Nos sacoches repartiront pleines de bonnes choses à déguster en route. En les quittant, nous nous sommes engagés le long du très joli canal du Midi. A sa fin deux choix s’offrent à nous : descendre la vallée de la Loire jusqu’à l’Atlantique ou la remonter puis...qui sait ? Au détour de notre route, de nombreuses personnes mentionnent la magnifique vallée du Lot juste après avoir remonté la Loire. Nous partons donc pour cette option. Nous savourons ces premiers méandres toujours en compagnie de notre voiture suiveuse (les parents d’Edgar) qui jalonne notre route d’encouragements, de bons petits plats pour diner ou de super campements le soir venu. Alors qu’ils retournent en Suisse, nous continuons notre route en direction du sud-ouest, faisant bientôt face au massif central français.

Un soir lorsque nous cherchons un endroit où passer la nuit près de Böens, nous sommes invités chez Caroline, Stéphane et leurs enfants. Un petit bijou de maison en pierres superbement aménagée et la rencontre d’une magnifique famille, tout juste rentrée d’un périple de 6 mois en Asie à vélo. Un voyage que nous avons eu le plaisir de découvrir lors d’une belle soirée à partager avec eux. On est les bienvenus et on sent que l'on pourrait rester longtemps ici à Marcoux mais il est plus sage de reprendre la route le lendemain malgré la pluie attendue....Formidable rencontre ! Le matin venu, devant le temps maussade, le terrain tout en bosses à venir ainsi que le peu d’intérêt des 30 prochains kilomètres de route, Stéphane propose de nous pousser un petit bout en voiture. Nous voilà partis. 30, puis 50 et finalement 80km nous auront approchés de notre destination du jour. Une transformation de kilomètres de montée, de pluie et de froid en kilomètres à discuter au chaud qui aura été sponsorisée par la gentillesse de Stéphane. img-0656.jpg

Sur la route de Saint-Jacques dans le massif central

Nous voilà déjà au Puy en Velay, départ d’un des plus grands chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.  Ici tout est Saint-Jacques ou Jacquard ! Restaurants, hôtels, menus, routes, etc. Nous nous laissons emporter par les jacquards et nous voilà prêts au départ pour un bout de l’itinéraire vélo du pèlerinage. Celui-ci passe justement dans le massif central tant redouté et que nous ne pouvons désormais plus esquiver ! Les premières côtes se présentent timidement et dans les premiers rayons de soleil de notre voyage, nous avons la joie de découvrir de magnifiques paysages verts. Deux petits cols plus loin, nous voilà  mûrs pour une nuit de sommeil sous tente à près de 1'000 mètres d’altitude. Avec une grosse rosée et une température de tout juste 5 degrés au réveil nous vivons pour la première fois une nuit froide. Le constat est clair : il y fait froid. Pour la seconde nuit et après une fin de journée pluvieuse, nous préférons une halte dans un gîte d’étape de ces fameux jacquards qui nous aura permis de découvrir les joies ronflantes de leurs douces nuits. Dans un enchevêtrement de régions, département, massifs et massifs, nous passons tour à tour et dans le désordre, l’Auvergne, le massif de la Margeride, le massif d’Aubrac, le Languedoc-Roussillon, le Givaudan et j’en passe. Le morcellement administratif, géographique ainsi que les régions historiques ne nous permettent pas de nous en sortir dans le coin, tout petits Suisses que nous sommes. Nous dirons simplement que le massif central, ou tout du moins la partie que nous avons eu la chance de découvrir, est belle. img-0672.jpg

De la vallée du Lot à l’Atlantique

Le temps d’une descente vertigineuse dans les brumes d’automnes, nous voilà sur les rives du Lot dans une vallée qui s’étire en méandres sur de nombreux kilomètres. Portion tant attendue, les charmants petits villages qui ponctuent notre parcours n’auront pas su éviter de nous voir languir devant ces paysages reproduits à l’identique et qui n’offrent pas de perspective à l’horizon : vallons encaissés, feuillus, falaises. Sur ces routes plates, l’avantage du tandem prend toute son envergure et nous filons à près de 30 km/h vers d’autres horizons. Afin de rejoindre la frontière espagnole, nous devons alors traverser les Landes, composées de forêts de pins à perte de vue et décrites comme bien plates. Il s’avère rapidement que nous ne sommes pas dans les portions que l’on nous a décrites. En effet, une succession de bosses sans fin sape le moral des troupes qui après 12 jours de vélo n’ont pas encore eu de jour de pause depuis le départ. Notre arrivée à Biarritz et surtout à l’océan Atlantique sera l’endroit idéal pour ce jour tant attendu. Ici, l’air se réchauffe, nous sentons encore un brin d’été. Le camping est fréquenté par de nombreux Espagnols venus y faire quelques jours de leurs vacances d’automne. Première familiarisation avec cette langue que nous ne parlons pour le moment que de façon élémentaire… img-0805.jpg

Arrivée en Espagne

Reposés, nous reprenons la route du sud. Nous avons hâte de changer de pays, d’être exposés à une langue qui n’est pas la nôtre et de découvrir des régions jusqu’alors inconnues. Devant une boulangerie, nous croisons la route d’un autre cyclo-voyageur, Keith, qui rentre en Angleterre à la force des mollets depuis… la Suisse. Il y a travaillé comme vacher dans un alpage durant l’estive. Il est un habitué du voyage et cela fait près de 3 ans qu’il travaille et voyage par intermittence. Son plus long périple l’a emmené jusqu’en Inde. Il roule en direction de Bilbao tout comme nous et nous pensons faire un bout de route avec lui. Cependant, sa lourde remorque le pénalise fortement dans les montées et il nous recommande de ne pas l’attendre. Nous nous disons à tout à l’heure et nous filons sur la Côte Basque. Nous avons un plaisir immense à rouler dans ce climat doux accompagné de nombreux cyclistes du dimanche. Les paysages côtiers sont sublimes avec une succession de prairies vertes, de falaises et de plages découpant l’océan. Peu après, nous franchissons la frontière espagnole presque sans nous en rendre compte. Nous plongeons un peu plus dans l’inconnu. img-0985.jpg

La Côte Basque

Les salutations et les encouragements redoublent. Ici les gens sont curieux de savoir ce que nous faisons, où nous allons et n’hésitent pas à regarder longuement notre tandem. Nous avons bien franchi une frontière culturelle. Les villages sont très vivants, les gens volubiles et les sourires plus présents. Agréable sensation. Nous arrivons à San Sebastian où règne encore une atmosphère d’été. En ce dimanche, les terrasses sont bondées, les rues fourmillent. On doit se frayer un chemin dans la foule pour faire un tour de ville et nous entendons beaucoup d’exclamations concernant «…la biçi... ». Un contraste culturel et météorologique que l’on n’avait pas imaginé ni espéré dans notre attente des premiers frimas de l’automne. Nous décidons de continuer sur la côte jusqu’à Bilbao pour jouir de ces magnifiques paysages côtiers. Dans ce terrain aux nombreuses montées successives, de petits bobos ressurgissent. La hanche de Julie tout comme le genou droit d’Edgar commencent à nouveau à être douloureux. Nous arrivons finalement à Bilbao en empruntant une route nationale à deux voies sur plus de 30 kilomètres. Bien que la circulation y soit dense et les camions nombreux, nous ne nous sentons jamais menacés. Les conducteurs espagnols sont très respectueux des cyclistes et prennent une marge importante pour dépasser. A Bilbao nous nous régalons de l’architecture impressionnante du musée Guggenheim et recroisons Keith, notre ami cycliste, sur les quais. Il est aussi arrivé jusqu’ici aujourd’hui et est complètement exténué par la côte qu’il vient aussi de parcourir. Cela nous rassure un peu, il y avait effectivement de dures côtes. Nous nous offrons une soirée de repos en ville. Tapas et vin viendront clore cette aventure le long de la Côte Basque. Demain nous roulerons vers le centre du pays. img-1033.jpg

En direction de Madrid

Initialement nous avions pensé rouler jusqu’aux côtes portugaises avant de revenir sur Madrid prendre notre vol pour l’Amérique du Sud. Devant la difficulté sportive du terrain ainsi qu’en raison des jours plus courts de l’automne et des rosées conséquentes qui retardent notre départ chaque matin, nous ne pouvons pas rouler beaucoup plus de 80km par jour. Nous coupons donc au sud vers la capitale espagnole plus rapidement. Deux chaînes de montagnes et de grandes plaines nous séparent encore de notre dernière destination européenne. Nous nous engageons donc dans les terres et faisons face au premier col. Seulement 900m d’altitude mais avec un départ en bord d’océan. Les forces nous manquent un peu dans les quelques bosses d’approche du col mais lorsque cela monte sérieusement on retrouve nos sensations des cols suisses. Au sommet, nous changeons de décors et passons dans des plateaux plus arides. Les couleurs changent. Le vert laisse place au jaune et au brun, entre étendues de champs céréaliers et labours. Les villages se font plus espacés. Nos muscles vacillent, nous voilà bientôt prêt pour un 2ème jour de pause. Nous nous épargnons 200km de plat en prenant le train jusqu’à Valladolid puis nous nous rendons à Ségovie. Un magnifique aqueduc traverse le centre de la ville. Remplie de touristes du week-end, ce fourmillement intéressé avec son lot de rabatteurs nous pousse rapidement à nous éloigner de son centre pour trouver un peu de quiétude. Notre 2ème jour de pause est aujourd’hui. Nous sommes aux portes de Madrid. Seuls la chaîne de montagne de la Sierra Guadarrama et un col à 1820m d’altitude nous séparent de notre destination. Nous allons faire quelques jours de pause avant de nous envoler pour l’Amérique du Sud.  

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On remercie tous nos sponsors particuliers et entreprises qui soutiennent notre aventure.

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Commentaires (4)

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