Carnet de route 8 : Le Japon – La cerise asiatique

1800 km – 11’820 m de bosses – 1 nuit en « ryokan » - 1 nuit chez l’habitant – 20 campings urbains dans les parcs publics


1) Kyoto – île de Shikoku – île de Kyushu
Carte japon 1bi
2) Kyushu
Carte japon 2bis
3) Osaka – Tokyo par Fuji
Carte japon 3

Partie 1 : Kyoto – île de Shikoku – île de Kyushu

 

Jour 58 : Entre Shanghai et Osaka – Osaka !

On s’imaginait braver les océans avec un mini bateau. Mais rien de tout ça ! Ces 46h de bateau vont passer très vite. Dans moins de 1h nous voici au Japon ! On peine à y croire… Cela fait longtemps que certaines attendent ce moment. On dira même plus, cela fait depuis 2001 ! 13 années ce sont écoulées depuis mes premiers pas en territoire nippon. Déjà à l’époque ce fût un véritable coup de foudre pour ce beau pays dit du soleil levant. En toutes ces années beaucoup de choses auront certainement changé…

Dans un premier temps, plus que des retrouvailles japonaises ce sera des retrouvailles familiales ! Oui, mon papa et mon frère nous rejoignent à Osaka ! Enfin, c’est plutôt nous qui les rejoignons car en ce moment ils sont à quelques kilomètres d’Osaka, au mont Koyasan, dans un temple bouddhiste pour 2 jours. J’ai hâte de les revoir. Le débarquement se passe très bien, on retrouve The beast intact. Reste plus qu’à pédaler 5 km pour sortir du port et rejoindre notre hôtel. Plus que ? Hum nos 5 premiers kilomètres nippons seront étonnant. On commence par douter de la localisation de notre hôtel lorsque nous demandons à un passant la direction à prendre. Sa réponse en se touchant presque la tête ! «  Ouuuuuuuuuuhlalalalala ! Very very very far !!! », puis il nous montre un pont en nous expliquant qu’il n’est pas praticable en vélo. On pourrait presque avoir l’impression que cela semble impossible. Avec nos souvenirs fraîchement chinois, on imagine volontiers des ferry ou autres situations rocambolesques. Dans tous les cas, il ne va pas nous lâcher de sitôt le gaillard. Il nous accompagnera jusqu’à trouver une solution adéquate. On ne peut s’empêcher de déjà pressentir le côté « custom service » japonais. 15 minutes plus tard on part dans la bonne direction avec le sourire et on salue l’efficacité nippone.

On réalise après 2 km et plusieurs virages que notre hôtel n’était qu’à une dizaine de kilomètres du port. Parfois cela peut paraître « very very very far » si cela est très très très compliqué à expliquer par où passer :-D. Surprise lorsque nous voulons monter le vélo dans le hall de l’hôtel…. « No, no, no bicycle ! » « Whaaaaaat ?! » diront certains. Vous me direz que ce n’est pas très étonnant qu’un vélo n’a rien à faire dans le hall d’un hôtel. Certes mais quand l’on vient de faire 1000 km en Chine, on est préparé à tout sauf à ça. :-D Bienvenue au japon ! Ici il semble il y avoir certaines règles qu’il vaudrait mieux respecter. On repense à notre Suisse avec un petit sourire en coin et ça nous plaît (plus à certaines qu’à d’autres).

14h on entend des valises à roulettes….deux visages tout aussi pâles que les nôtres apparaissent en coin de rue….c’est bien eux ! Quel plaisir de se retrouver ! Déjà quatre mois que nous sommes partis et au bout de 5 minutes c’est comme si on était à Vionnaz en train de siroter un sirop de sureau. Ahahahaha les expériences de certains au mont Koyasan nous font bien rire et on retrouve certains estomacs sur pattes déjà homesick. Les « spaghetti carbonara » sont de retour et la sœur trouve ça très chouette. On aimerait bien résumer en 1 phrase ce que nous avons vécu ces 4 derniers mois mais les mots nous manquent. On réalise la richesse de notre expérience et découvrons que son partage se fera par bribes au fil des discussions. Comme un bon vin que l’on savoure somme toute !

Img 5854Après avoir pris nos chambres et quartiers, toute la joyeuse équipe s’en va aux assauts de l’Osaka urbaine par le biais des hauteurs. Magnifique vue depuis le « floating garden » dans le quartier des affaires. Puis premières expériences culinaires. Nos palais vont s’en souvenir. La barre est haute. On s’étonne des prix. Du côté suisse cela ne semble pas si cher et du côté « cyclo chinois » c’est hors de prix ! Dans les faits : 100.- pour 4 personnes boissons incluses. Vous vous situez de quel côté ? :-D Et on est loin d’être dans la gargote du coin. C’est tatami, tempura (légumes et crevettes panurées), tofu poêlé, boulettes de poulet à la coriandre, poisson grillé, purée de pomme de terre à la ciboulette et…senteurs de pieds cyclos. Oui tatami riment (ou pas) avec « on enlève les chaussures ». La nuit sera douce.    

Jour 59 : Osaka – Kyoto – Premiers kilomètres japonais

The Beast aura passé sa première nuit japonaise dehors ! Aucune crainte à avoir car nous sommes au pays de « où ce qu’on oublie nous revient ». Ceci se confirmera par la suite. La mission du jour sera de faire nos visas russes avant de rejoindre notre maison pour 10 jours à Kyoto. 60 km. Cela nous paraît easy Petzi mais…que nenni ! On découvre que dans l’agglomération les feux sont nombreux. En faisant un rapide calcul 60 km avec des feux rouges chaque 200 m on réalise vite qu’on peut oublier nos 30km de moyenne ! On arrive de justesse à déposer nos passeports au consulat russe. Ouf c’est fait ! Plus qu’à espérer que cela marche. C’est pas simple une demande pour un visa russe. Nous devons fournir une attestation octroyée par notre caisse maladie confirmant la prise en charge des coûts liés à des soins en Russie, une lettre d’invitation, une demande de visa dûment remplie, une photo passeport au BON format….depuis Sydney qu’on s’y attelle ! :-D 70.- pour 2 visas. On ressort le sourire jusqu’aux oreilles en sachant qu’en Suisse on aurait payé facilement le double.

Direction Kyoto. Cette fois on sort de la « nationale » et on s’enfile dans les quartiers annexes pour quelques kilomètres. Un labyrinthe de petites rues avec des maisons aux toits patinés et un joyeux capharnaüm de fils électriques. C’est beau. Je ne peux m’empêcher de repenser à certains dessins animés qui ont rythmés les matinées dominicales de mon enfance. Les agglomérations de Osaka et Kyoto ne font presqu’une. Archi construit. Immeubles, restaurants, 7 eleven, distributeurs de boissons et on recommence immeubles, restaurants, 7 eleven, distributeurs de boissons. Dupond : « Mais attend il manque quelque chose ?! Où sont les gargotes ? » Dupont : « Je dirais même plus il n’y a aucune gargote !!! ». Oui on est dans un pays « civilisé », la cuisine se fait à l’intérieur ! Après seulement 2 jours au Japon on remarque quelques différences notoires : on est bien dans une « autre » Asie. En voici quelques exemples. Ici, on voit sur le mur des toilettes « Please USE toilet paper » plutôt que « Please do not throw paper in the toilet and use the basket ». D’ailleurs les toilettes sont un voyage à elles toutes seules. Siège chauffant, jets multifonctions, sono intégrée imitant une châsse d’eau couvrant tout bruit suspect. On est loin des toilettes chinoises sans cloisons où l’on fanfaronne à plusieurs. La nourriture est variée ! On est face à des goûts et saveurs qu’on ne connaît pas ou voir même jamais goûté. On se croirait presque chez « El Bulli » et sa cuisine moléculaire. Certaines sont plus que ravies :-D Quant aux borborygmes, contrairement à la Chine où même les petites dames nous sortent des « rots » impressionnant, ici même se moucher est de l’ordre de l’intime est se fait en privé. Parler à un chinois d’espace interpersonnel…ici on pourrait facilement imaginer une bulle de 1 m de rayon autour de chaque individu. Ah ça plaît toujours à certaines qui en ont bavé dans un train chinois pendant 22h !!!! Déjà en 2001, cet aspect du japon m’avait frappé et beaucoup plu. Peu ou personne ne se regardent dans la rue, chacun vaque à son petit bonhomme de chemin sans se soucier de son voisin si l’on peut dire cela ainsi. Hum….mais nous on a souvent « besoin » de contact pour déjà juste demander notre route… Dans un premier temps, on n’ose pas trop, puis on se rend compte qu’il suffit d’essayer ! On découvre la gentillesse et la serviabilité japonaise :-D

Nous arrivons à Kyoto de nuit. Woaaaw la maison où nous allons passer les 10 prochains jours est une maison traditionnelle japonaise (machiya)! Irori (foyer central), tatami (nattes de paille qui recouvrent le sol), futon (matelas), shoji (parois en papier), butsudan (autel bouddhiste) tout y est ! Même le « Vatr’ » et le « Fratr’ » y sont déjà. Quelques soubresauts d’aventure pour trouver la maison sans plan et ni batterie à notre téléphone. Par chance nous nous trouvons nez à nez à seulement 10m de la maison. Il est 19h et les valises se défont. Ooooooh saucissons et gruyère sortent de leurs emballages. On mange un peu de Suisse avant de s’enfiler sous de gros duvets et tester tatami+futon.

Jour 60 – 70 : Kyoto – Kyoto - Pause en famille (25.04.14-04.05.14)

13 ans que je n’avais pas aussi bien dormi ! C’est décidé, cette fois, on importera le matos (Yannick ton container peut faire un crochet par ici ?). 10 jours de pause nous sont offerts qui plus est dans une ville où foisonnent vestiges historiques et traditionnels. The Beast au placard, ou plutôt dans le mini hall d’entrée, tous aux abris, on est en mode touristes ! Ça fait du bien à certaines citadines, un peu moins à d’autres qui doivent et je cite : « vider les jambes ! ».
Img 6521

Jardins zen, château Nijo-jo, Ginkaku-ji (pavillon d’argent), Kinkaku-ji (pavillon d’or) avec un clin d’œil à Yukio Mishima et l’esthétique, Chion-in, Kiomizu-dera qui nous déçoit un peu car en travaux….à se demander si Cristo n’est pas passé par ici, Onsen (bains traditionnels japonais), un peu de shopping pour remplir les valises de papa et du frère qui repartira avec 2 parapluies, bambouseraie ou bambouserie à choix, discussions animées autour de la table de la cuisine dont on ne mentionnera aucunes bribes, Gion et ses geishas, promenade aux bords des cerisiers en fleurs sans fleur,  on ne s’est pas ennuyés  à Kyoto ! Les jours ont filés comme les grains de sable dans un tamis trop grand. Notre pause kyotoesque arrive déjà à sa fin. C’est bientôt le temps des « à bientôt » justement.

Notre voyage s’approche lui aussi de la fin. Nous entamons notre 3ème tiers. Et la suite alors, ça se passera où ? Après moult et moult tergiversations, c’est décidé : on vole sur la Russie et Saint-Pétersbourg ! Si on avait décidé de vendre du sensationnel, de l’exceptionnel, de l’aventure marseillaise, on prendrait pour excuse le refus d’un visa russe pour expliquer notre décision de renoncer au transsibérien. Mais on en est pas là, alors on dira simplement que l’on préfère pédaler 7 jours de plus en Scandinavie plutôt que de regarder les paysages russes défiler sous nos yeux. Et certaines ont eu assez d’heures en train pour le voyage. :-D On rejoindra donc St-Pétersbourg le 29 mai par les airs !

Jour 71 : Kyoto – Ikeda – 1er camping sauvage dans un parc ou le début d’une longue série de campings urbains – 50km

Voilà les clés sont rendues, il est 8h22 (rendez-vous fixé à 8h15, les japonais ont l’air assez ponctuels…on ne généralise toujours pas, N=1 donc voilà une observation statistiquement très forte). Tandis que certains rentrent vers nos contrées, d’autres errent un peu. L’équipe a l’air d’être désœuvrée. Eh oui on doit se remettre dans le bain : voyage en vélo ! En plus il pleut des cordes… Hop hop ! 1. Magasin de vélos pour acheter un compteur, un pneu digne de ce nom, Schwalbe Marathon, et un fouet à chaîne ! 2. Préparer la suite ou le début de notre voyage nippon. Faut imaginer Dupond et Dupont dans un café….  « On va où ? Hokkaido ? » « Non, il y fait froid et en plus il y a des ours ! » Bien que les clochettes de vaches les font fuir on n’a pas très envie de tester. On reste sur Honshu ? Nord ou sud de Kyoto ? On va sur Kiushu ? Shikoku ? Oui les possibilités sont multiples ! La limite est donc plus temporelle : nous volons le 29 mai et nous sommes le 5 mai ce qui nous laisse 24 jours au Japon !

En fin de journée,  voilà l’itinéraire décidé : île de Honshu : Kyoto -> Osaka (visas russes) -> Kobe (pour son bœuf) -> Himeji -> île de Shodoshima-> île de Shikoku où on ne sait pas encore ce que l’on va faire (traverser d’ouest en est ?) -> île de Kiushu : Beppu, Nagasaki -> île de Honshu par voies maritimes : Osaka (on doit bien aimer !) -> Fuji et Tokyo !   Avec tout ça il est 16h30 quand on lève les yeux de notre ordinateur. On regarde autour de nous et on se demande bien où l’on va dormir ce soir. Rien de plus simple que de titiller la bulle de 1 m de rayon qui est à côté de nous. On rencontre Yoko (et ce n’est pas un nom fictif pour une fois !) avec qui nous discutons plus de 1h des différences culturelles. Elle travaille comme interprète anglophone notamment avec une entreprise indienne. Elle est très heureuse de voir « en vrai » des énergumènes comme nous ! Yoko nous confie qu’elle a déjà entendu parler de gens qui font un bout de monde à vélo mais n’a jamais eu la chance d’en rencontrer ! C’est fait ! :-D On ne pensait pas être si « célèbres ». On lui raconte comment nous est venue l’idée et l’envie de partir à l’aventure en vélo et notre liste de rêves. On est obligé de mentionner « Oslo 31 ». Quel étonnement lorsqu’elle note le nom du film et prend immédiatement le nom de notre site internet. Hop en moins de 10 secondes on apparaît sur son écran et dans ses favoris ! Presque gênant….(on est toujours bien suisses !). Ça fait plaisir ! :-D Vous partagez notre porte-bagage avec Yoko !

Img 6846Elle nous conseille un petit parc pour passer la nuit.Un peu en dehors de la ville ce sera parfait ! Peu probable mais vrai, à la sortie du parc que voit-on…une piscine !!!! Nickel bleu ciel ! On aura même droit à une douche demain matin ! Pas trop adepte du camping sauvage, je sens qu’au Japon cela va changer. Comme diraient certains : « ça tombe bien, car on n’a pas le choix ! ». Et cela pour le reste de notre voyage. Contrairement à l’idée que l’on s’en fait, le Japon n’est pas un pays cher. Les hébergements y sont chers mais sinon c’est moins cher qu’en Suisse. On se réjouit de tester !

Jour 72 : Ikeda – Akashi – Parc avec vue sur la mer – 51km – On commence en douceur

Dupont : « Hey y a quelqu’un ! T’as entendu ???! » Dupond : « Je dirais même plus, ce sont des pas rythmés ! » Voilà comment nous nous sommes réveillés au milieu du parc de hier soir pris d’assaut par une session taï-chi ! On n’ose plus sortir de la tente. :-D

Direction Kobe et son bœuf ! Surprise ce ne sera pas du bœuf que l’on mangera à midi mais des sortes de crêpes-omelettes ! Les chaînes de restaurant qui arpentent notre route semblent être inexorables. On pourrait manger tous les jours quelque chose de différent. La ville de Kobe est quant à elle sans grand intérêt.  Petite balade au port où l’on rencontre un français. Passionné de cyclo-voyage, il projette une escapade en Nouvelle-Zélande ! « Lorsque l’on part à deux dans un tel voyage, on revient souvent à trois ! ». J On saluera et notera sa remarque car c’est tout l’inverse de ce qu’on entend d’habitude… : « Ce genre de voyage permet de tester votre couple ! ».

Avant de quitter la ville, objectif sac de couchage ! Certaines en ont marre de se réveiller chaque nuit depuis fin septembre 2013 à cause d’un sac confort +15°….Cette fois s’est décidé. Certains auront quand même réussi à acheter un sac à viande thermique pour éviter le 3ème sac…il y a de cela 3 jours. On ressort avec un confort +6° youpie ! Mauvaise surprise….ce sont des plumes ! Nous qui faisions l’inventaire des inconvénients des plumes lors d’une discussion kyotoesque….on est mal pris. On décide de rouler quelques kilomètres en direction de notre destination de demain, Himeji. Magnifique spot pour la nuit dans un parc en hauteur de la ville d’Akashi. Seule ombre au tableau….pas d’essence pour cuisiner ! Ben oui il semblerait que ce ne soit pas possible de remplir notre bouteille dans une station-service… ?! Ce sera peut-être l’occasion de tester notre réchaud « maison » composé d’une cannette et d’alcool. A suivre !

Jour 73 : Akashi - Himeji – 54 km – camping dans l’enceinte du château,réveil intégré

Magnifique vue sur la mer au réveil pour le petit déj…que demander de mieux ?! Une horde de chenilles pardi ! On va en voir des dizaines de taille et couleur différentes, des poilues ou pas, au fil de nos campements. Malgré tout, certains ne les aiment toujours pas trop… 3ème jour de route – direction Himeji et son château. A peine quelques kilomètres plus tard, on rencontre un petit bonhomme en demandant notre route. « America ? » « No, Switzerland», « Ooooooooh Swisso !!!! » (les japonais rajoutent des « o » à chaque mot anglais, ce qui donne par exemple : « lefto », « dusto », « tento », « americano »)…. On apprend qu’il vient en Suisse dans quelques mois. Tout fan de notre voyage, il nous donne des petits porte-bonheur en bois et faits main : une baleine, une grenouille et un crocodile. The Beast ressemble à un gri-gri ambulant ! Tunnée ? Et pas qu’un peu ! Notre chargement est légèrement différent de celui avec lequel nous sommes partis le 29 septembre 2013…Entre les améliorations matérielles et les souvenirs des différentes rencontres, la liste est longue :-D.

Notre gilet jaune, « Safety traffic », nous rappelle Patrick Lynch, rencontré sur la péninsule de Coromandel lors du premier jour de route néo-zélandais. On l’utilise tous les jours pour être visibles de loin !  Ensuite, il y a « Grenouillot » fidèle compagnon utilisé à son insu comme punching-ball dans les moments difficiles. Il nous rappelle un quartier alternatif de Sydney et son marché aux puces. Il a reçu une belle collerette multicolore à Kyoto.

Côté matériel, on alterne les façons de paqueter selon le pays : chargement avant avec 4 éléments +/- sac de couchages, arrière à 3, 4, 5 éléments…selon la nourriture que l’on transporte. Une constante : à chaque nouveau départ on a l’impression d’avoir plus que le précédent ! Heureusement qu’on s’allège : béquille centrale cassée en Nouvelle-Zélande et pied cassé en Chine. Dorénavant un beau bâton, nous rappelant Chris, fait tout à fait bien l’affaire. Certaines diront qu’avec le pantalon bouffant, ça « finit l’équipe » ! On repense à Keith, rencontré près de Biarritz. Frais et pimpants avec seulement quelques semaines de voyage, il nous prenait en photo en nous disant que d’ici quelques mois notre tandem flambant neuf et nos sacoches auront déjà bien vécus…. Comme il avait raison !

Aujourd’hui on sent que la forme n’est pas de la partie…Après 1 km on s’arrête dans un Starbucks où l’on risque d’ailleurs de souvent s’y rendre car…. c’est un des rares endroits où il y a du wifi ! Qui aurait cru que certains se créeraient un compte Starbucks :-D. 4h plus tard et le carnet de voyage vietnamien en ligne, on teste le sushi bar d’à côté ! Les expériences de midi sont tout autant culinaires que rocambolesques. Cette fois on ressortira presque avec un torticoli à force de regarder et suivre les plats défilant !
Img 6968 001

 

Nous arriverons à la nuit tombante à Himeji. Après un rapide tour de ville, on plante la tente….dans  l’enceinte du château pardi !Tente

 On est pas mal cachés, hein ???? Que nenni !

Jour 74 : Himeji – île de Shodoshima – île de Shikoku – 69 km

« C’est génial au Japon tu as le réveil intégré à ton camping sauvage ! » diront certains après s’être fait réveillés par le « securitas » du parc. :-D Mais est-ce que l’on a le droit de camper dans ces parcs alors ? Réponse : oui ! Ce n’est pas interdit bien que personne (peu de personnes) ne le fasse. On peut jouer aussi sur notre tête de « visage pâle »…et on est vite excusés. Facile vous me direz ? Peut-être…en attendant cela serait bien difficile pour nous de voyager au Japon sans ceci. Le tandem y est interdit ! Comme de rouler sur les trottoirs ! Vous êtes allés à Osaka ou Kyoto ? En tant que piétons, il y a une chose à laquelle il faut être vigilant…les vélos ! Bref certaines choses sont interdites ou l’étaient, se font ou ne se font pas mais au final se font quand même ! Autre exemple, manger dans la rue. Très mal vu à une époque (encore en 2001 cela ne se faisait pas du tout), cela est désormais plus accepté. On voit surtout 2 petits suisses dévaliser les « 7 eleven » et manger devant. On a demandé à Yoko (rencontrée il y a 2 jours pour ceux qui ne suivent pas…) ce qu’elle en pensait : « Manger dehors de chez soi n’est pas interdit mais cela ne se fait pas beaucoup…dans les aires de picnic oui. Dans la rue ? Je l’ai fait quand j’étais « junior high school ! » Voilà ce que nous sommes des junior high school pas encore bien élevés !!!! On repense à ce qu’elle nous disait sur les « manières en public » versus « les manières dans le privé ». Dans le bus, le train, les transports publics, on ne parle pas. Pourquoi ? Pour ne pas dire certaines choses que le, les voisins entendraient. Ce n’est donc pas pour éviter de déranger l’autre, comme cela pourrait se voir chez nous dans nos wagons CFF « silence » mais plus pour ne pas divulguer des choses de la sphère privée. Intéressant ! D’ailleurs on voit très peu pour ne pas dire aucun enfant dans les transports….ils n’ont pas encore bien ajustés leur masque : « Public manners ». Dans tous les cas si vous voulez que les gens se retournent (mis à part rouler en tandem) vous pouvez essayer de vous moucher bruyamment en pleine rue….considéré comme outrageux !

Avant de passer sur l’île de Shikoku, on fait une halte sur Shodoshima, une des nombreuses îles entre Honshu et Shikoku. Hop The Beast sur le ferry ! Ce moyen de transport est définitivement le plus pratique pour nous : on entre sur le vélo chargé sans avoir besoin de défaire notre chargement ni de plier ou paqueter le vélo. La traversée dure 1h50 et à nouveau on resterait bien plus longtemps ! On rencontre un groupe de quinquagénaires photographes amateurs et professionnels qui semblent bien intrigués par notre voyage en vélo. Moment mémorable lorsque nous disons que nous sommes en « honeymoon » : la dizaine de personnes autour de nous répètent alors « honeymoon, honeymoon ?! » et tappent dans leur main en nous félicitant chaleureusement. Certains se diront : « Ils sont chous  « ces » japonais ! ». On adore ! Du coup, on ne se gênera pas de dire souvent que nous sommes en
« honeymoon ».

Shodoshima est un petit bijou de verdure tout en côtes! On repense à la Nouvelle-Zélande avec de magnifiques vues et échappées sur l’océan qui nous encouragent lors des bosses les plus costaudes. L’île n’est pas bien grande et en 2 heures nous l’avons traversée de part en part. Elle a un petit air d’île déserte avec peu d’habitations et des coins très escarpés. Sur certains tronçons une musique nous accompagne…. ?! Oui il y a des haut-parleurs ! Etrange….On se croirait un peu dans « Lost ». Pour faire dans le plus « réel » on découvre en bord de route…notre 1er serpent !!!! Status : gris argent, 1m de long, mort (on n’est pas allé titiller la bête pour être sûrs) :-D

 2ème ferry pour rejoindre Takamatsu sur l’île de Shikoku où nous pensons passer la nuit. Il est 16h, on part à l’assaut d’une piscine avant d’aller monter le campement. Après 2h et moult et moult « tourner en rond », on se retrouve devant une piscine fermée. :-/ Un onsen ? Pour être corrects, nous devrions dire plutôt « sento », les onsen étant des bains avec une source d’eau chaude naturelle et bassin extérieur. Pas facile à trouver surtout que certaines sont moyennement chaudes bien que le « Never try, never know » de Sen à Phnom Penh lui trotte dans la tête. Le baptême « onsen » ce sera pour une autre fois. On décide de partir pour un camping à 20 km sur une péninsule à l’est. Ce choix que nous remettons en question au début à cause de la distance, devient « l’idée du siècle » en arrivant. Une route magnifique avec des décrochements plongeant sur l’océan, un soleil couchant et un calme défiant tout havre de paix. L’endroit est magnifique ! Au bord de l’eau, le camping semble fermé lorsque nous arrivons à 18h30. On n’est pas très étonnés car la saison est plutôt 2 semaines en juillet… « Bon ben on s’installe où ? » «  Les tentes devraient se mettre ici vu la grande étendue de gazon mais on pourrait plutôt aller du côté bungalow ? » Rapide tour du camping et on choisit de planter la tente près des bungalows en bord de mer pour avoir accès à leurs infrastructures. La classe, on a même une table pour souper ! On partage l’endroit avec « Mistigris » le chat et maître des lieux qui comme de nombreux chats japonais a la queue coupée! On ne se l’explique toujours pas.

Jour 75 : Pause au bord de l’océan - 15 km

LImg 7064e vent, les vagues, le bruit de l’eau de quoi relaxer, bercer, et dormir comme un bébé, non ? Pas pour tous….:-D Pour ceux qui suivent (ou pas), il y en a un dans l’équipe qui n’aime pas trop les vagues….

 

4 jours sans lavage de cheveux : c’est le moment ! Vu la longueur…ça va prendre un peu de temps sans douche (le bâtiment central étant fermé). 5 bassines d’eau chaude et une bonne grosse heure plus tard, on part chercher à manger pour notre petit déj'.


- Dupont : « Tiens, t’as vu il y deux dames qui nettoient le bungalow… ?! Tu crois que c’est ouvert finalement ce camping ?! »

- Dupond : « Ben heureusement qu’elles ne sont pas arrivées 5 minutes plus tôt lors de la douche à grande eau de bassines devant le bungalow…On s’arrête tu crois ? »

- « Bah….on verra bien au retour ! »

- Dupont et Dupond à grande vitesse et grands sourires : « Konitchiwaaaaa ! »

Au retour…. héhéhéhé on doit déplacer la tente et payer 1 nuit : 30.- Ce sera notre jour de pause ! Il y a des douches….Cela ne nous étonnerait même pas qu’elles aient été peut-être ouvertes hier soir… On constate une légère tendance, une fois le camp posé, à ne pas trop aller regarder plus loin ce qu’il se passe. Le mode « aventure/découverte » doit être mis en stand-by….On appellera ça l’effet « Dupont-Dupond » et on ne calcule plus le nombre de fois où on se surprend à découvrir que « juste à côté sous notre nez » il y avait ce que nous cherchions….
Img 7146

 Jour 76 : Takamatsu – Imabari - le onsen de luxe, camping à 4000 yen et arrivée de nuit - 144 km

C’est parti pour nos premiers kilomètres sur Shikoku ! On traversera l’île d’est en ouest par le nord. On découvre une côte industrielle et beaucoup de trafic…heureusement qu’un col surprise avec une belle vue sur l’océan, qui nous rappelle les lacs du centre de l’île du nord de la Nouvelle-Zélande, égaie notre journée. Quand il n’y a pas grand-chose à voir, que c’est monotone et long, le remède est….de rouler ! Beaucoup et/ou vite pour sortir rapidement du coin diront certains. C’est d’ailleurs assez étonnant comme The Beast est souvent LA solution miracle….et je cite : « Si tu as froid…., pédale ça partira en roulant ! Si tu as chaud, ben pédale, ça fait du vent et ça partira en roulant. Buée sur les lunettes….pédale ! Mal aux jambes ? Pédale, chauffe tes muscles et ça partira en roulant. Ah tu as mal aux fesses…ben ça partira autrement ! ». T’inquiète pas maman, il n’est pas aussi tortionnaire qu’il en a l’air :-D

Tout ceci nous fait arriver de nuit près d’Imabari. Difficile de chercher un spot pour le campement de nuit, on opte pour un camping qui se laisse mériter avec une réception perchée au sommet d’une bosse. 40.- pour poser notre tente et avoir accès à des toilettes uniquement ?! Euh….  « Whaaaaat ?! » Du coup on a accès gratuitement au spa :-D Ben le voilà ce premier onsen ! Ahahahaha la barre est fixée assez haute! On vous raconte. Ces bains typiques japonais sont séparés hommes/femmes. Rien d’étonnant vous me direz si ce n’est qu’ils étaient mixtes avant la fin du XIXème et certaines protestations américaines ! Le rideau bleu c’est pour les hommes et le rouge pour les femmes ! (on s’en souvient assez vite, c’est pas vraiment là qu’on aimerait faire nos « visages pâles »).

Le premier espace permet de se déchausser et de mettre ses chaussures dans un casier en bois. Puis on se déshabille (bien face à son casier et pas en s’éparpillant partout sur le bac derrière) et on prend un petit linge qui fera office de lavette dans l’espace bain. Rien besoin de prendre d’autres, il y a l’air d’avoir foison de produits de l’autre côté. La porte coulisse et on y est : l’espace bain ! Tout un rituel de détente et de relaxation avant d’être « simplement » le lieu où l’on se lave. Les gens qui arrivent sont « sensés » être propres. (Je me plais bien à y croire quand je vois certaines se jeter une bassine d’eau chaude juste à l’endroit approprié avant de filer dans l’eau du bassin.)  On n’est pas toujours au clair avec le protocole mais ce qui est sûr : nou,s on n’est pas propres du tout après nos 144 km de vélo en plein soleil… Du coup, on fait un peu des variantes Duponesques :-D

Voilà les étapes du bain japonais traditionnel :

  1. Une fois dans l’espace bain (un bassin central d’eau à min 40°C et une zone périphériques pour les ablutions), tu choisis le coin où tu vas faire ton brin de toilette. 2-3 choses te seront alors utiles : 1 linge, 1 baquet et un mini tabouret. Il peut y avoir des douches ou pas. Pléthores de produits ou pas. Généralement, les gens arrivent avec leur petit panier rempli de produits et ce même les hommes.
  2. Attention, il ne faut pas utiliser de savon dans un premier temps car « on est sensés » être propres :-D Donc 2-3 coups de bassines d’eau chaudes pour prendre la température de l’eau et hop !
  3. On s’enfile dans le bain et on se relaxe. Le mini linge est alors souvent pris avec et mis sur la tête.
  4. Retour au tabouret/baquet où on passe à l’étape « savonnage ». Assez étonnant de se « laver » justement parmi d’autres gens et en plus assis ! Vaut mieux pas trop essayer la douche debout car ça peut envoyer quelques brassées d’eau au voisin :-D

On voit finalement de tout et toutes les variantes possibles, différentes gammes de prix de 1.- à 13.-  selon s’il y a plusieurs bassins, des produits, des douches etc.  Dans tous les cas nos jambes et muscles de cyclo sont ravis de se relâcher dans ces bons bains chauds.

Img 7575
Jour 77 : Imabari -  Matsuyama - Dogo park ou la ballade des « Yukatas » - 66 km

A peine après avoir roulé 20m notre câble de vitesse nous lâche ! Oups…heureusement que l’as de la bricole nous répare ça en un tour 3 mouvements et nous (re)partons de plus belles vers 10h30. Notre destination du jour est Matsuyama où de célèbres onsen nous attendent. La journée file vite et le temps est au beau fixe. Un petit arrêt en bord de côte dans un resto maisonnette avec pizza comblera nos estomacs sur pattes! Même ici, les japonais arrivent à nous surprendre ! Les pizzas se mangent avec services : fourchette et cuillère. Aucun couteau ! Euh….c’est plus simple avec les mains du coup ! :-D Rigolo de voir manger les pizzas avec fourchette et…cuillère ! L’attente des plats se fait en silence car ces dames et messieurs profitent du laps de temps pour lire le journal ou un magazine.

Nous voilà à Matsuyama - office du tourisme. On persiste à se rendre dans les offices du tourisme bien qu’on en ressorte souvent avec des infos…inutiles. Souvent on nous propose de prendre le bus et de laisser notre vélo devant l’office tant le trajet paraît loin ou compliqué dans le trafic. On trouve cela ahurissant au début puis l‘on s’habitue à ce que les gens ne se rendent tout simplement pas compte de où l’on vient et où l’on va avec notre tandem. Et ce même après explications….Toujours est-il que dans le bureau de Matsuyama, cela est différent ! La personne qui nous conseille parle…français ! Etonnant ! On reçoit de super infos pour les ferry en direction de Kyushu ainsi que sur notre onsen.

A la tombée de la nuit, la ville de Dogo, à 5 km de Matsuyama, se transforme en défilé de…  « Yukata » (kimono léger) ! Sorte de robes de chambres que l’on a coutume de mettre après le bain pour se relaxer dans l’espace bien être ou dans les rues avoisinantes. Vu la foule et file d’attente pour ce bain traditionnel, nous cédons notre place à plus aguerri. Quelque chose me dit que les onsen et nous ce n’est pas fini, même que c’est plutôt le début d’une longue histoire. Dogo park sera parfait pour la nuit. Le camp est vite monté.

Jour 78 : Matsuyama – Misaki – JDM : les 40 tunnels, les côtes, les pluies torrentielles et le ryokan sauveur – 118 km

Direction la gare pour manger ! L’équipe a faim et on est sur les nerfs ! Quand on se lève du mauvais pied, c’est souvent pour la journée, en tous cas pour certaines…. Rouler en ville est bien plus pénible au Japon que dans les autres villes asiatiques que nous avons traversées. On l’appelle le « stop and go » nippon ! Ça vous dit quelque chose ? Rien de plus usant que des feux chaque 200m ! Avec notre engin de guerre tout démarrage demande force, équilibre et concentration ! Une distance de seulement quelques kilomètres se transforme vite en éternité….20 km en 2h… :-/ On a du coup la fâcheuse tendance à pousser un peu à l’orange sombre… Ce sera la dernière fois aujourd’hui car on a évité de justesse l’accident avec un vélo qui s’élançait sur le passage piéton au vert ! On a touché la roue avant avec nos sacoches. Beaucoup de peur de tout coté mais aucune chute heureusement ! Les réflexes sont toujours bons même à l’arrière où je me suis surprise à serrer très fort des freins que je n’avaient pas…. :-D

Pour couronner le tout, s’ajoute au tableau un vent de face dès la sortie de la ville. Il nous fait même tournoyer par moment et il est difficile de garder le cap. S’en suit un 1er col pour éviter un tunnel sans piste cyclable…. 5km de col au lieu des 700m de tunnel. Une pause s’impose ! On trouve un petit marché en bord de route. La pluie se joint à nous…2 heures plus tard c’est détrempés que nous faisons notre halte de midi dans une curry house à Ozu. Notre équipement de pluie fait sourire.

Il pleut toujours de cordes. Tunnel de 2km en approche….la piste cyclable façon trottoir nous semble très étroite et surtout face à la circulation…Avec notre chargement on passe juste ! Dès les premiers mètres on se dit qu’on a fait une erreur en s’y engageant. Ça monte et il y a du vent de face. Dur. On voit enfin le bout du tunnel (propre et figuré) les bras de certains tremblent ! Ouf…. Quelques kilomètres plus loin, en descente avec des freins à la limite du potable, une voiture nous dépasse malgré les poteaux en plastique ornant la ligne de séparation des deux voies. Baaaam 2-3 poteaux passent sous le châssis. Pffff il s’en est à nouveau fallu de peu… Je ne sais pas ce qu’il se passe mais Dupond et Dupont vivent dangereusement aujourd’hui !

Direction la péninsule de Sadamisaki. Ce sera une succession de côtes et de tunnels (on ne les comptes plus….) sous des trombes de pluie. Vers  17h, on s’arrête dans un centre de recherche nucléaire…(oui c’est un peu étrange…) en demandant s’il y a quelque chose dans le coin pour dormir. On est détrempés et à nous voir les dames de la réception s’empressent de nous réserver un ryokan au port de Misaki. On est durs au mal mais il y a des limites. Chargés d’orange offertes, on ré-affronte la pluie. Pour ne rien arranger à cette journée sans fin, le brouillard se lève pour nos derniers 30 km à la nuit tombante. Avec l’enfilade de tunnels, on hésite à continuer. Cela devient dangereux disent certains. Et pour qu’il le dise cela doit vraiment l’être…oups…. Après avoir reçu un paquet de biscuits plein de courage en bord de route, on décide de continuer malgré tout. Cette journée ne va pas avoir raison de nous on vous le dit ! On charge donc The Beast de tous les feux qu’il et nous possédons (frontales mises).  Et surprise….ce sont 30 km de descente qui nous attendent ! On ose à peine y croire !

De surprise en surprise, nous sommes immédiatement accueillis à l’entrée du village. Une petite dame en tablier rouge nous fait de grands signes. Ryokan ? Elle nous emmène au sec. Dans des moments pareils, on a presque envie de parler de « 2ème maman » de cette personne que nous ne connaissons que depuis 2 minutes et qui s’occupent de ces drôles de cyclo détrempés jusqu’aux os. Elle nous présente sa fille qui parle anglais. Il faut imaginer la scène : on est au milieu du hall d’entrée d’une maison traditionnelle grande comme un mouchoir de poche, avec 4 sacoches trempes (Ortlieb a ses limites…), nos pieds gaugeant dans 5 cm d’eau et de beaux tatami en approche J. On hésite à se mettre à poil au milieu pour filer dans le bain ! Hum…quand même. On essuie toutes les sacoches et on les emballe de grands sacs plastiques. Nos habits iront directement dans la machine. Il n’est pas question qu’on s’en occupe nous-mêmes. On est chouchoutés comme des rois. La chambre est magnifique, le bain aussi et le repas de même. La nuit sera plus que réparatrice. On se plaît à dire qu’on l’a notre « lune de miel », la voici ! On est pleinement heureux et fin prêts pour la suite sur l’île de Kiushu :-D
Img 7280




 

Commentaires (1)

1. DorothyMoG 19/07/2017

Revolutional update of SEO/SMM software "XRumer 16.0 + XEvil":
captcha regignizing of Google, Facebook, Bing, Hotmail, SolveMedia, Yandex,
and more than 8400 another size-types of captcha,
with highest precision (80..100%) and highest speed (100 img per second).
You can connect XEvil 3.0 to all most popular SEO/SMM software: XRumer, GSA SER, ZennoPoster, Srapebox, Senuke, and more than 100 of other software.

Interested? You can find a lot of introducing videos about XEvil in YouTube.
Good luck!


XRumer20170718

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau