Taney Post - 24 juillet 2014

1508597 10152093136504015 1760944496 nParu dans le Taney post, 24 juillet 2014

Sur la route depuis de nombreux mois, nous nous sommes prêtés au jeu de l’interview croisée. Petit tour de notre horizon !

1) 10 mois c’est long ?

Julie: Supra court… 2 jours ! Au début ça paraissait long, puis on sort du temps, on perd la notion de minute, d’heure ou de jour. Seul le rythme du soleil nous importe. Alors on réalise qu’on pourrait « facilement » rester en voyage pendant de longues années et se perdre un peu dans le temps.

2) Si c’était à refaire que changerais-tu dans le voyage ? un regret ?

Edgar: Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps en Asie. J’aurais volontiers encore passé en Corée du Sud, en Mongolie ou en Asie Centrale. Pour ainsi peut-être faire une transition plus lente entre les cultures asiatiques et le monde occidental. J’aurais aussi facilement intégré 2-3 mois de sédentarité en milieu de voyage dans un projet humanitaire par exemple. Faire l’expérience de vivre dans un de ces pays plus longtemps.

3) Après plusieurs mois de voyage, si tu devais ne retenir qu’une seule expérience, laquelle choisirais-tu ?

Julie: T’as d’autres questions du style ? Impossible de résumer ce type de voyage en un mot ou une phrase. C’est tellement riche que c’est difficile de choisir une seule expérience. Globalement, je dirais surtout que la richesse de ce type de voyage, c’est les rencontres.

Il y a deux types de rencontre :  1) les rencontres avec d’autres voyageurs ou c’est forcément assez fort car tu partages qui sortent de l’ordinaire. Des gens qui comme toi ont quitté, maison, travail, amis, chien et confort pour voir un bout de notre monde. Assez vite c’est comme si on s’était toujours connus. On pourrait échanger nos expériences des heures durant.  2) Après il y a les rencontres éphémères avec les locaux qui sont souvent émotionnelles car ils nous traitent  dans un océan de gentilesse.

Il y a des surprise aussi comme les rencontres avec d’autres suisses qui nous font réaliser que nous avons une culture finalement forte et une identification à notre pays qui se différencie largement des autres pays européens. Mais il y a aussi les contacts quotidien tels que pouces levés, klaxons, encouragements, sourires, etc… suffisant à eux seuls à remplir nos journées. C’est si simple, c’est si beau !

4) Repartir ?

Edgar: Pas dans l’immédiat même si quelques rêves de voyages en vélo plutôt incertains logent toujours dans un coin de ma tête… Quand tu es  sur la route, tu peux facilement t’imaginer prolonger l’aventure mais pour arriver et repartir tu dois repasser par la phase la plus difficile qui est de se lancer dans l’aventure. Dans tous les cas, ce serait dans quelques années et très certainement avec enfants.

5) En quoi un voyage de ce type transforme-t-il ta perception des choses ?

Julie: ça permet de relativiser beaucoup le stress. On apprend à se sentir chez soi n’importe où en 10 minutes, à prendre les choses telles qu’elles viennent et à se contenter de peu. Finalement, ça confirme que ton bonheur n’est dépendant que des tous premiers étages de la pyramide de Maslow.

6) C’est comment de voyager à deux et de plus avec une femme ?

Edgar: Difficile ! (rires) A deux, on perd forcément un peu de notre liberté personnelle au profit du couple. C’est très différent de ce que j’avais vécu auparavant. Voyager à deux c’est aussi un extraordinaire amplificateur émotionnel. Lorsque tu peux partager ton émerveillement, que tu l’exprimes avec des mots, ça devient un partage extraordinaire qui parfois vient à te couper le souffle.

Il y a aussi de grandes différences pour les rencontres. Alors que seul tu as un véritable besoin de parler à des gens tous les jours, à deux tu peux te permettre de choisir tes moments de disponibilité. Ca génère une mini barrière dont il est important de prendre conscience pour mieux l’ouvrir lorsque tu en as envie.

7) L’itinéraire  a changé passablement du projet à la réalisation. Que peux-tu nous en dire ?

Julie: Heureusement qu’il a changé ! Cela montre la vérité du voyage avec ses aléas, ses mouvements, ses rencontres. Des changements quotidiens, voir d’heure en heure. C’est ça la beauté du voyage.

8) Après plusieurs mois en Asie, comment s’est passé le retour en Europe ?

Edgar: De manière étonnante ! On a été catapultés en avion à St.-Pétersbourg. On s’est surpris à se sentir plus proches des touristes chinois ou japonais, que nous regardions comme des frères, que des occidentaux. Nous avons aussi passé 3 jours à observer les faciès étranges et devenus étrangers des autres occidentaux.

9) Comment perçois-tu le challenge physique de rouler de si longues distances dans des pays inconnus ?

Julie: En fait, je ne le vois pas comme un challenge physique. Nous n’étions pas dans une compétition sportive et ce n’est pas ce que nous recherchions. Là où cela devient un peu plus le challenge c’est quand tu roules pendant 3 jours environ 300 kilomètres avec pour seule nourriture des « crackers ». Mais là, c’est encore une autre histoire. Le but du voyage n’était pas du tout le défi sportif car ça, nous pouvons le faire depuis la maison. Mais nous y avons parfois pensé en route en imaginant participer à un triathlon en Nouvelle-Zélande ou à un marathon en Chine ou au Japon. Mais dans tous les cas, nous ne cherchions jamais l’extrême avec ses galons et ses médailles. 

10) Comment choississez vous le rythme et l’itinéraire pour un pays ?

Edgar: Généralement, on se documente sur des blogs d’autres cyclos et on transpose ces bouts d'itinéraire sur notre carte. Sans perdre de vue que « l’important c’est le voyage, pas la destination ». Tu dois changer tes habitudes de touriste lambda et ouvrir un guide de voyage non pas pour sélectionner les sites d’intérêt touristique mais plutôt pour éviter le tourisme de masse. La priorité c’est la route, ce qui s’y passe, ce que tu vois et ceux que tu rencontres!

11) Avant le départ, tu disais ne pas avoir beaucoup d’expériences de camping ni d’ailleurs de voyage en vélo. Que recommanderais-tu a quelqu’un qui voudrait se lancer à l’aventure ?

Julie: Allez-y ! Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien ! Finalement la plus grande et difficile des aventures se trouve dans les préparatifs de voyage. Ah et peut-être avoir un bon vélociste avant de partir…

12) Que repondrais-tu à des personnes qui disent : « j’aimerai trop faire comme vous mais je ne peux pas… »

Edgar: Je leur prête mon vélo et donne volontiers des conseils pour partir ! Il y a toujours des solutions quand on le veut vraiment ! J’aurai un immense plaisir à partager notre expéience pour qu’un projet de ce type puisse naître.

13) Penses-tu être une personne plus capable et plus forte après un voyage comme ça ? L’impossible est-il devenu possible ?

Julie: Qu’est-ce que tu entends par plus capable ? Ma mère m’a toujours dit que rien n’était impossible quand on le voulait vraiment. Le voyage n’a pas changé cette philosophie de vie qui était déjà bien ancrée depuis l’enfance. C’est sûr on se sent fort après un voyage comme ça. Les craintes initiales font rapidement place à une confiance inébranlable. 

14) Pourquoi rentrer ?

Julie: Pourquoi pas ? On sentait avant de partir que nous aurions pu nous laisser happer par le voyage et nous avions donc prévu notre retour avant de partir (mariage, engagements professionnels, etc…). On a toujours imaginé notre voyage avec une date limite. Et pourquoi ? Parce que ça fait peur de ne pas avoir de date de retour. Cela me fait penser à Chris, en voyage depuis 3 ans, qui disait que c’était courageux de rentrer. Nous nous pensons plutôt l’inverse. Le départ se planifie autant que l’arrivée.

15) Quels sont tes rêves actuels ?

Edgar: J’en ai plein… Passer dans la chaîne de montagne des Pamirs en vélo ou y aller à pied en empruntant le corridor de Wakhan à la frontière entre le Tadjikistan et l’Afghanistan, suivant la situation politique. Agrandir la famille. Créer une association d’encouragement ou d’aide au voyage à vélo. Revoir mes amis. Faire le parcours du tour de France en vélo. Courir un marathon en moins de 2h50. Agir pour la réduction du stress environnemental (pollution, bruit, circulation excessive) et l’asphyxie de la qualité de vie en Suisse. Et bien d'autres encore.

Et vous? Quels sont vos rêves? N'hésitez pas à nous les transmettre dans l'espace commentaire ci-dessous ou par e-mail (la.roue.des.reves@gmail.com). Ils peuvent aussi être anonyme! ;-)

 

Commentaires (3)

1. Arlenevak 23/07/2017

Absolutely NEW update of SEO/SMM software "XRumer 16.0 + XEvil":
captchas solution of Google, Facebook, Bing, Hotmail, SolveMedia, Yandex,
and more than 8400 another subtypes of captchas,
with highest precision (80..100%) and highest speed (100 img per second).
You can connect XEvil 3.0 to all most popular SEO/SMM programms: XRumer, GSA SER, ZennoPoster, Srapebox, Senuke, and more than 100 of other programms.

Interested? There are a lot of impessive videos about XEvil in YouTube.
Good luck!


XRumer20170721

2. Arlenevak 22/07/2017

Absolutely NEW update of SEO/SMM software "XRumer 16.0 + XEvil":
captcha breaking of Google, Facebook, Bing, Hotmail, SolveMedia, Yandex,
and more than 8400 another categories of captcha,
with highest precision (80..100%) and highest speed (100 img per second).
You can connect XEvil 3.0 to all most popular SEO/SMM programms: XRumer, GSA SER, ZennoPoster, Srapebox, Senuke, and more than 100 of other software.

Interested? You can find a lot of introducing videos about XEvil in YouTube.
Good luck ;)


XRumer20170721

3. Sandell Josette (site web) 27/07/2014

A 70 ans et après avoir réalisé la plupart de mes projets, mon rêve actuel est d'avoir des petits enfants et de pouvoir les chérir comme je le souhaiterais. En fait, je vis ma retraite exactement comme je l'avais rêvée dans ma jeunesse. Alors faîtes bien attention à ce que vous rêvez car tout se réalise. Il faut bien choisir....

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau